Un CMS e-commerce ne tient plus par lui-même. Un projet repose toujours sur un triptyque classique, mais il ne suffit plus à décrire la réalité technique d’aujourd’hui.
- un socle CMS, le noyau ;
- des modules tiers ;
- des développements sur mesure.
À cela s’ajoute désormais l’assemblage de systèmes externes reliés par une tuyauterie complexe : ERP, CRM, PIM, marketing automation, connecteurs marketplaces, API logistiques, moteurs de recommandation. Chacun remplit une fonction vitale, et cette atomisation est plutôt une bonne nouvelle : elle apporte fiabilité et performance. Qui pourrait aujourd’hui rivaliser avec un service comme Axeptio pour un dispositif RGPD maison, ou atteindre l’ergonomie de moteurs de recherche comme Algolia ou Doofinder ?
Vers une nouvelle génération de CMS
Je ne serais pas étonné de voir émerger une évolution des CMS sur deux axes.
- Ouverts par conception aux intégrations natives, pour ne plus enchaîner les manipulations afin de brancher un Google ou un Facebook Connect.
- Centrés sur le pilotage et le monitoring technique global, ce qui dépasse la fonction historique de gestion de contenu, une étiquette déjà largement obsolète dans les faits.
Notre intuition
La prochaine génération de CMS devra porter simultanément deux rôles : celui de hub e-commerce et celui de garant de la meilleure expérience, pour le client comme pour le marchand. Le développement s’orientera de plus en plus vers l’ultra-personnalisation des fonctionnalités, ce que nous vivons déjà dans nos projets actuels.
La valeur technologique ne sera plus concentrée dans la base de code que l’on possède, mais dans ce que l’on sait connecter, orchestrer et maintenir en cohérence.
